Rechercher
  • Christelle Hardy

Décider de prendre des décisions

Pour beaucoup de managers, décider de prendre une décision est déjà une réelle prise de décision...


Il y a bien la matrice d'Eisenhower qui nous apprend à distinguer l'important de l'urgent (outil vu et revu en formation au Management général) mais qu'en est-il concrètement au quotidien?


Avant de vous livrer mon point de vue, j'aimerais revenir en 2007, année où j'ai commencé à me former au coaching. Mon superviseur a cité cette phrase qui est devenue depuis lors mon mantra favori (elle est encadrée dans un de mes bureaux) :

“A force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel.” Edgar Morin, sociologue et philosophe français

Outre la ressemblance (certes, plus idéologique que physique) entre Edgar Morin et mon grand-père paternel qui m'a élevée et inculquée des valeurs humanistes, c'est l'appel à se recentrer sur soi-même qui m'a beaucoup inspiré dans cette citation.


Tout est affaire de décisions


Combien de fois m'a-t-on consultée parce qu'une décision avait été mal prise, ou était difficile à prendre? Je ne m'en rappelle plus, tant la question est récurrente. "Je ne veux pas décider, Ce n'est pas à moi de décider, Pourquoi dois-je toujours décider, Mr X ou Mme Y revient de toute façon toujours sur ses décisions, Je n'ai pas le pouvoir de décider, Un des actionnaires freine cette décision, etc." Ces phrases, je les entends trop souvent en entreprises. Aurait-on oublier la notion de Responsabilité, dans le sens positif du terme?


Mental vs. Intuition


J'ai développé au fur et à mesure de mon apprentissage de la vie l'importance de la complémentarité de nos deux cerveaux, le mental et le ventre. Jongler entre les analyses statistiques incessantes de l'un et les tsunamis émotionnels de l'autre. Donner la priorité, parfois à l'un, parfois à l'autre, et souvent constater que c'est le ventre qui avait raison et qui aurait dû être écouté dès le début du processus de réflexion. Manager son intuition, voilà un belle inclusion pour une prise de décision saine et pérenne, non? Je m'attarderai d'ailleurs ultérieurement sur cette notion d'intuition que beaucoup semblent avoir perdue/occultée...


De l'art de se tromper


Prendre une décision génère parfois des dommages collatéraux, à commencer sur soi-même. Avoir le courage de se tromper, c'est décider d'assumer les éventuels pots cassés. D'ailleurs, "Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière" 😉 Michel Audiard


21 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout